Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Mon premier eBook :)

Mon premier eBook :)

Promouvoir mon livre

L'eau à la bouche

L'eau à la bouche

Voici un petit extrait pour vous donner envi de commencer ;)Chapitre 1.

Il était grand, brun. Il avait des yeux bleus azurs, profonds, captivants. Il était vêtu de noir, comme à son habitude mais cela lui allait bien. Même extrêmement bien. Son jean taille basse, était moulant. Quant à sa chemise, elle était impeccablement ajustée, ouverte après le deuxième bouton. Elle ne se lasserait jamais de le regarder. Cela faisait déjà quinze jours qu’elle avait le privilège d’apprécier ce spectacle. Tous les soirs, depuis ce fameux jour incroyable, il venait la retrouver à la tombée de la nuit. Ils n’étaient pas ensemble. Enfin pas au sens strict du terme. Ils passaient leurs soirées et leurs nuits ensembles, mais ils ne faisaient que dormir et parler. Un magnétisme fort entre eux les poussaient à rester l’un avec l’autre, sans qu’ils ne sachent pourquoi. C’est sûrement ce qui poussait cet homme magnifique à rester avec elle. Ce magnétisme. Sinon pourquoi serait ’il là ?
Pardon, elle avait dit homme ? Ce n’était pas vraiment exact. C’est vrai qu’il avait l’apparence d’un homme, la parole d’un homme. Mais il en était en fait tout autrement. Il pouvait entendre à plusieurs centaines de mètres, courait extrêmement vite et voyait loin. De plus il vivait la nuit et son régime alimentaire était fait de …. Sang humain. Et oui. C’était un vampire. Etait-ce pour cela qu’elle le trouvait si fascinant, excitant, beau et pourtant étrangement inquiétant ? Oui, c’était sûrement à cause de cela. Bon cela expliquait son attirance pour lui mais le contraire ? Qu’est ce qui pouvait bien l’intéresser chez elle à part son sang ? Allia se repassait cette interrogation en boucle à chaque fois qu’elle le voyait. Heureusement, cela cessait dès qu’il lui adressait la parole.
Comme chaque fois qu’il était là, elle ne pouvait pas s’empêcher de penser à leur première rencontre, plutôt chaotique. Dire qu’il avait failli la tuer…. Repenser à ce détail lui donnait la chair de poule. Mais elle allait trop vite. C’était un mercredi matin, avant de commencer une interminable journée de cours à la faculté. Comme à son habitude elle était partie se promener. Cela servait à la préparer mentalement à rester assise sur une chaise et enfermée dans une salle pendant huit longues heures, quoiqu’il se passe dans le monde extérieur. Disons que c’était sa dose d’oxygène pour la journée. De plus, cela lui permettait de profiter encore un peu du silence avant d’être basculée dans un amphithéâtre avec plusieurs centaines d’élèves, totalement hors contrôle. Son immeuble avait été construit juste en face d’un parc public, un des plus grands de la ville. C’était une chance pour elle, qui avait été élevée à la campagne et qui ne pouvait pas se passer de la nature. Allia se promenait donc sur les sentiers de ce parc étendu sur quelques dizaines d’hectares, parmi des arbres verdoyants et de toutes sortes, les yeux fermés et profitant du calme absolu de ce matin brumeux. Elle avait donc le nez en l’air et ne faisait pas vraiment attention où elle mettait les pieds. Elle passa donc une première fois devant le bosquet composé de grands bouleaux, sans rien voir.
Ce fut sur le chemin du retour, alors que la brume s’était intensifiée et qu’elle fut obligée pour rentrer de regarder chaque centimètre devant ses pieds qu’elle vit quelque chose d’étrange. Une tâche grande comme une assiette était étalée sur les cailloux du chemin. Elle était rouge. Rouge sang.
Allia n’avait à ce moment pris aucune précaution. Elle n’avait pas pensé une seconde qu’elle aurait pu se mettre en danger. La seule chose qui la préoccupait, c’était juste cette tâche qui, n’étant même pas sèche, signifiait que quelque chose ou quelqu’un avait besoin d’aide. Elle s’était alors élancée dans le bosquet, cherchant des yeux d’autres traces montrant le passage d’un blessé. C’est alors, au bout d’une centaine de mètres, après être entrée au cœur même de la petite forêt qu’elle l’avait aperçu pour la première fois. Il était étalé sur le ventre, la tête légèrement tournée de côté. Sa veste en cuir noir était lacérée dans le dos, et il lui manquait une chaussure. Précautionneusement, elle s’était approchée de lui, et encore plus doucement elle l’avait retourné.
Elle avait alors amorcée un mouvement de recul à la vue de son visage ravagé, avant de vaincre sa peur et de l’examiner franchement, vérifiant que son pouls battait toujours. Elle avait ensuite examiné avec attention les blessures de son visage. C’est en vérifiant s’il n’avait pas la mâchoire brisée qu’elle avait découvert la vérité sur lui : deux dents ou plutôt canines pointues ressortaient sur ses lèvres pleines. Allia n’était pas une véritable accro du surnaturel. Mais comme la plupart des gens, elle connaissait ses classiques. Et bien que la vue de ces crocs lui fassent un choc, le coté rationnel et pratique de son cerveau resta en mouvement. Pour le moment, que cet homme soit bel et bien ce qu’elle pensait ou pas, il était blessé et il avait besoin d’aide.
Elle décida alors de l’amener chez elle, ou plutôt dans la cave attenant à son appartement. Au moins, elle pourrait l’enfermer si cela tournait mal. Heureusement que le parc était peu fréquentait à cette heure ! Beaucoup de gens se seraient alors demandés pourquoi elle trainait un corps blessé, d’une personne qu’elle n’avait jamais vu, jusqu’à son appartement. Bref, elle l’avait fait. Allia avait réussi à monter le corps jusqu’à sa cave, et l’avait installé sur un vieux matelas qu’elle entreposait là. Elle avait ensuite couru jusqu’à son appartement pour trouver de quoi soigner ce personnage hors norme. A la pensée de ce passage, elle frissonna et reporta son attention sur le vampire assis à côté d’elle sur le lit en cent quarante de la chambre de son petit logement.
Comme à son habitude, Lucas ressenti aussitôt son changement d’humeur. Il l’enveloppa dans une couverture et la pris dans ses bras :
-« A quoi est-ce que tu penses ?
-A la façon dont nous nous sommes rencontrés.
- Combien de fois faudra-t-il que je te dise que je regrette d’avoir fait cela ? C’est mon instinct qui avait pris le dessus. Ce n’est pas mon meilleur trait de caractère.
- Je ne t’ai jamais dit que je t’en voulais ! Mais c’est plus fort que moi. A chaque fois que je te vois je ne peux m’empêcher de revoir tout ça dans ma tête. Après tout c’est quand même une histoire de dingue ! »
Une histoire de dingue oui. C’était bien le mot. Enfin pour Lucas, c’était surtout une histoire dont il n’était pas très fier. Si Allia ne lui en voulait pas, lui se sentait bel et bien coupable. En y repensant, sa culpabilité augmentait chaque soir, quand il rejoignait la jeune femme dans son appartement. Après qu’elle soit remontée chercher ce dont elle avait besoin pour le soigner, le jour où ils s’étaient rencontrés, il avait lentement repris ses esprits. Il avait alors tout de suite pris conscience de son état physique déplorable. Ainsi que de la faim dévorante qui lui brouillait les pensées. Il ne s’était pas nourri depuis deux jours, et cela se faisait ressentir. C’était d’ailleurs sûrement pour cela que son corps d’immortel ne s’était pas régénéré. Il manquait de carburant.
Le vampire avait alors senti une odeur de fleurs des champs alléchante qui lui avait envouté les sens. Se redressant rapidement, il s’était alors préparé à bondir sur la personne qui allait pénétrer dans la pièce, les canines allongées au maximum, son instinct de prédateur entièrement centré sur la chasse. La chasse au sang. A la seconde même où la porte s’était ouverte, il avait bondi et emprisonné sa victime dans ses bras, avec une étreinte de fer, mortelle. Ses crocs avaient alors transpercés la chair tendre, et le sang frais avait envahi sa bouche. Sa victime se débattait dans ses bras, il pouvait ressentir sa peur grâce à son sang et cela attisait encore plus sa faim et son plaisir.
Il ne savait pas vraiment ce qui l’avait sorti de sa transe dû au sang, mais aujourd’hui il remerciait ce qui avait provoqué ce phénomène. Avant d’avoir vidé complétement sa victime, il avait eu un sursaut de conscience. Il avait alors pensé au paquet sans connaissance dans ses bras comme à un être humain, avec une vie, des amis, des êtres aimés qui s’inquièteraient de son absence et non pas à une vulgaire poche de sang. Quelque chose avait alors hurlé dans le cerveau de Lucas. S’il tuait à cet instant, il le regretterait toute sa vie. Il avait alors rétracté ses canines et avait regardé pour la première fois la personne qu’il tenait entre ses bras. Ce qu’il avait découvert avait achevé de le dégriser.
C’était la plus jolie jeune femme qu’il ait jamais vu pendant ses deux siècles de vie. Son visage délicat, fin, sa peau douce, ses lèvres pleines. En se concentrant un peu plus, il sentit également un corps léger, aérien contre le sien. Il était resté hypnotisé un bon moment par cette vision avant de réaliser que la jeune femme était évanouie ou même pire.



Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article